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Japon: Photographier les 88 temples du pèlerinage de Shikoku

Mis à jour : avr. 3

Long de quelques 1200 km, le pèlerinage de l’île de Shikoku consiste à relier 88 temples de l’école Shingon du Bouddhisme japonais. Plusieurs milliers de pèlerins s’aventurent chaque années sur les chemins de ce pèlerinage, aussi appelé Henro en japonais. Les pèlerins, nommés Ohenro ou Ohenro-san, parcourent alors à pieds ces interminables kilomètres dans une quête personnelle. Chacun y trouvera de bonnes raisons et la motivation nécessaire à se lancer ce défit en fonction de ses croyances, de ses attentes spirituelles ou de toute autre conviction personnelle. Voici quelques explications et conseils pour photographier ces temples et les paysages grandioses de ce pèlerinage.



Qu’importe la raison qui motive ce challenge, croyants, pratiquants, curieux ou sportifs, tous les esprits se rencontrent autour d’un même but: terminer ce long périple en espérant trouver en chemin quelques révélations sur soi-même. Se découvrir, se surpasser, apaiser des tourments intimes, défier la maladie, commémorer la perte d’un proche, ce sont autant de raisons personnelles qui nous ont été confiées par les marcheurs lors de nos séjours sur les chemins Henro.

Même si traditionnellement ce pèlerinage s’effectue en une seule fois, il représente pour beaucoup un défit physique énorme et requière du temps. Il n’est pas rare d’y passer 2 mois minimum à marcher quotidiennement autour de Shikoku afin de terminer ce long périple (voir les distance plus bas). Aussi, beaucoup de Japonais effectuent le trajet en voiture. Les temples sont désormais tous organisés en conséquence et disposent d’un parking pouvant accueillir les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas marcher. Cette solution pratique prive cependant le pèlerin d’une valeur essentielle, la réflexion spirituelle qui accompagne le marcheur.



En ce qui nous concerne, c’est dépourvu de toute notion religieuse que nous avons parcouru à plusieurs reprises les chemins des 88 temples.

Fascinés par les sculptures de la statuaire bouddhique, ma femme et moi nous y sommes rendus à 4 reprises pour bénéficier de conditions climatiques variées et y trouver des ambiances caractéristiques propices à la photographie. Les montagnes et forêts dans lesquelles la plupart de ces temples ont été bâtis sont en effet des sources infinies d'inspiration et le calme qui y règne est propice à la réflexion sur notre belle passion.




Qu’est-ce que le Bouddhisme Shingon?

Le fondateur universel du Bouddhisme est Gautama Shiddhartha (aussi appelé Bouddha) qui vécu en Inde il y a quelques 2500 ans. Le nom de Bouddha signifie littéralement “Celui qui s’est éveillé à la vérité”. Son enseignement repose sur la doctrine de la recherche de l’illumination. Cette doctrine décrit le chemin à parcourir pour s’éveiller à la “Vérité de l’Univers” et atteindre ainsi l’illumination parfaite. La doctrine bouddhique repose essentiellement sur la pratique et l’expérience. Elle est guidée par 3 principes fondamentaux que sont le respect des préceptes, la méditation et la recherche de la sagesse.



L’histoire du Bouddhisme au Japon a connu de nombreuses transformations au fil des siècles. Des guerres religieuses, des querelles intestines au sein des différents courants spirituels (appelés écoles), la fusion de certaines de ces écoles en de nouveaux courants religieux sont autant de raisons qui ont modifié substantiellement le paysage spirituel du Japon. Aujourd’hui, 13 courants spirituels bouddhiques existent encore. L’école (ou la secte) Shingon est la plus ancienne toujours en pratique de nos jours, après l’école du Bouddhisme Nara qui n’est plus pratiqué.


L’enseignement du moine fondateur Kukai (voir plus bas) est appelé Mikkyo en japonais. Ce qui signifie “Enseignement secret”. La spécificité du Mikkyo est sa transmission orale et spirituelle. Il n’existe pas ou très peu d’écrits à ce sujet. Le Mikkyo repose sur le fait que l’enseignement doit se faire par l'expérience en quête de l’illumination et enseignée d’une personne à une autre.

Dans l’enseignement Mikkyo, on reconnaît 5 divinités appelées les 5 Bouddhas dont Dainichi Nyorai est le Bouddha central.



Les spécificités du Bouddhisme Shingon

Lorsque le moine Kukai fonda la nouvelle école du Bouddhisme ésotérique qu’il appela Shingon (littéralement “Les mots de la Vérité”), il se différencia des précédents courants de pensées en imposant 2 piliers fondamentaux dans son enseignement:

  1. Chaque pratiquant a la possibilité d’atteindre l’illumination durant sa vie physique sur terre sans recourir à la réincarnation (cette notion est appelée Sokushin Jobutsu);

  2. Apporter la Paix éternelle au Japon par ses pratiques et ses actes.



Kukai, le moine fondateur du Shingon

C’est au 9ème siècle, à l’ère Heian, qu’un moine japonais nommé Kukai (774-835) est envoyé en Chine afin d’y étudier le Bouddhisme pendant plusieurs années puis revenir au Japon pour y enseigner le fruit de son apprentissage.

Kukai est né à Zentsuji dans la province de Sanuki (aujourd’hui appelée Kagawa). Il était aussi ingénieur et calligraphe. Parmi les nombreuses réalisations qu’il a accomplies durant sa vie, c’est certainement l’invention du système d’écriture japonais Kana qui est la plus célèbre. Ce système permet d’écrire les noms étrangers ou inexistants dans le système traditionnel des Kanji. Il est encore en usage aujourd’hui (Katakana, Iragana).



A l’âge de 15 ans, Kukai commence à étudier les textes classiques chinois sous le contrôle de son oncle maternel Ato-no Otari, grand érudit et spécialiste de la littérature chinoise. En 791, Kukai se rend à Nara, qui était à cette époque la capitale du Japon, pour y étudier dans la prestigieuse université gouvernementale. Les plus grands bureaucrates de l’époque étaient systématiquement choisis parmi les gradués de cette université et Kukai se destinait à une carrière de bureaucrate. Durant ses études à Nara, il s’est pris d’intérêt pour le Bouddhisme. A cette époque, le courant du Bouddhisme Nara était le seul (et le premier) connu au Japon.



En 804, Kukai a eu l’opportunité de se joindre à une expédition officielle qui se rendait à Xi’an - la capitale chinoise de l’époque - et visiter les héritiers de la dynastie des Tang. Son objectif personnel était d’en apprendre davantage sur le Bouddhisme ésotérique. Lors de cette expédition, Kukai était accompagné d’un autre moine nommé Saicho qui deviendra également célèbre par la suite en tant que fondateur du courant bouddhique Tendai.

Après avoir passé quelques temps en Chine, Kukai eu l’opportunité d’apprendre les rudiments de l’enseignement ésotérique auprès du moine et maître chinois Huiguo. Le gouvernement japonais lui impose alors de vivre en Chine pour une durée minimum de 20 ans afin d’y parfaire ses connaissances de bases et suivre un enseignement ésotérique auprès de maître réputés.



Après 2 années d’étude seulement, Kukai avait acquis une somme de connaissances impressionnantes et démontré par sa pratique et sa compréhension qu’il était digne de porter les valeurs du Bouddhisme chinois au Japon pour y créer une nouvelle école. Vu cette exceptionnelle compétence, ses paires et enseignants décident de le laisser partir. Il rentre alors au Japon dans la province de Tsukushi (l’actuelle préfecture de Fukuoka) sur l’île de Kyushu, emportant avec lui une quantité importante de livres et d’oeuvres d’art du Bouddhisme ésotérique chinois.


Cependant, comme il avait désobéi à son obligation de séjour de 20 longues années imposée par le gouvernement japonais, il s’est vu interdire l’accès à la capitale japonaise. Plusieurs années plus tard, cette interdiction fut finalement levée et Kukai reçut de l’empereur l’autorisation de se rendre dans la capitale. Immédiatement, il y proclama son engagement à répandre la doctrine suprême du Bouddhisme ésotérique à travers tout le pays.



Kukai va alors étendre son enseignement à de nombreuses autres préfectures. Il décide de retourner sur son île d’origine, Shikoku, où il commence à y enseigner ses acquis chinois et décide de créer un nouveau courant de pensées dans le Bouddhisme japonais, le courant Shingon. La légende raconte que Kukai entreprit un périple autour de l’île de Shikoku il y a 1200 ans afin d’y répandre les valeurs de sa nouvelle école. Lors de son voyage de plusieurs années autour de l’île, Kukai aurait lui-même décidé de construire ces 88 temples en participant activement à leur construction. Erudit, savant et curieux, le moine disposait de compétences dans de nombreux domaines autres que religieux. Si bien qu’il aurait réalisé beaucoup de sculptures représentant les divinités du panthéon bouddhique lors de ses périodes de méditation et de retraite dans les montagnes.

En 816, l’empereur Saga autorisa Kukai a établir un haut lieu de retraite spirituelle dans les montagnes de la péninsule de Kii dans la préfecture de Wakayama. Il décide d’y créer le centre spirituel et administratif de la secte Shingon sur le Mont Koya (Koyasan). Kukai y décèdera en 835. Ce lieu devenu très touristique est un passage obligé pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire spirituelle du Japon. Ce magnifique village entouré de collines et forêts regroupe aujourd'hui plus de 120 temples Shingon en activité. Beaucoup de temples de Koyasan se sont tournés vers le tourisme ces dernières années pour assurer leur survie économique. Aussi, il est aujourd'hui possible de séjourner dans ces temples et vivre une expérience étonnante en participant à des moments de prières ou à des cérémonies avec les moines. Ces temples accueillant des touristes s'appellent Shukubo.



Le nom de Kobo Daishi sera donné à Kukai à titre posthume par l’empereur Daigo en 921. La signification première de ce nom est La reconnaissance de l’excellence des efforts et travaux d’un enseignant à répandre la parole du Bouddhisme ésotérique”. Bien que ces 2 noms (Kukai et Kobo Daishi) peuvent être utilisés indifféremment, c’est essentiellement le nom de Kobo Daishi qui est utilisé par les pèlerins Ohenro dans leurs prières.



On prétend que Kobo Daishi n’est pas mort mais est entré dans une “méditation éternelle” le 21 mars 835. Son corps est préservé dans un bâtiment situé dans le plus grand cimetière du Japon à Koyasan, le cimetière forêt appelé Okuno-in. Sa dépouille n’est évidemment pas visible des touristes. Seuls quelques moines ont accès à ce temple et apportent quotidiennement de la nourriture à Kobo Daishi en guise d’offrande. La secte Shingon comprend aujourd'hui 3.600 temples à travers tout le Japon.


La tenue vestimentaire du pèlerin Ohenro

Bien qu’il n’y ait pas d’obligation particulière à porter les vêtements traditionnels, beaucoup de pèlerins s’équipent des accessoires typiques du Ohenro pour effectuer leur parcours. Davantage identifiables le long des routes, ils bénéficient ainsi plus facilement de la générosité des habitants qui offrent régulièrement de la nourriture aux pèlerins lors de leur passage dans les villages.



La tenue spécifique du Ohenro-san se compose de:

  • Un chapeau conique de bambou appelé Suge-gasa recouvert ou non d’un plastique transparent pour les préserver des pluies (au mois de juin par exemple). Très efficace, il protège aussi efficacement du soleil.

  • Une veste blanche en coton appelée Hakue (avec ou sans manches) type chasuble qui porte des inscriptions en Sanskrit devant et derrière. Ces textes sont des extraits de prières, des pensées ou des principes du moine Kukai.

  • Un pantalon de coton blanc (plus rarement porté)

  • Un sac besace en bandoulière appelé Zutabukuro qui permet de transporter les ustensiles indispensables à la prière dans les temples (bâtons d’encens, monnaie, allumettes ou briquet, livret de prières en sanskrit, carnet pour les timbres Goshuin,…)

  • Un collier appelé Wagesa;

  • Un bâton de marche en bois ou en bambou surmonté de clochettes appelé Kongo-zue. Ce bâton porte également des inscriptions bouddhiques en Sanskrit signifiant littéralement "Kukai et moi marchons ensemble" ou encore "Je place ma foi en Kukai, l’illuminateur universel". La tradition veut que le pèlerins abandonne son bâton de marche à l’arrivée au dernier temple en offrande à Kukai.



A noter que les chaussures traditionnelles ont été abandonnées de longue date. Les pèlerins préférant de loin assurer leur randonnée avec des chaussures modernes de marche ou encore des chaussures de sport adaptées telles que pour la course à pieds.

Tous ces accessoires peuvent être achetés dans le temple n°1 Ryozenji à Naruto. De très nombreux temples disposent d’une boutique dans laquelle il est également possible d’acheter ces vêtements ou accessoires voire de les changer en cours de route. Leurs prix sont assez élevés.



Le pèlerinage Henro est aussi devenu une affaire de business pour le Bouddhisme Shingon. Malgré les aides gouvernementales ou locales dont peuvent bénéficier ces temples, ils doivent faire face à une situation économique particulièrement préoccupante ces dernières années. L’entretien de ces splendides bâtiments anciens requière bien souvent des moyens financiers énormes que les propriétaires ne peuvent assurer. L’argent récolté tout au long de l’année par le pèlerinage ne suffit malheureusement pas à couvrir ces dépenses importantes.



Le carnet pour les Goshuin

Les pèlerins qui se lancent le défit de ce long voyage spirituel emportent avec eux un petit livret dans lequel ils collectionneront les signatures des temples visités. Ces signatures appelées Goshuin se composent d’un timbre vermillon, le sceau du temple mentionnant le nom, un autre timbre vermillon mentionnant le numéro du temple et la divinité auquel il se rapporte et une magnifique calligraphie faite devant vous et qui mentionne le nom du temple ainsi que la date de votre visite.

Ces carnets de très belle facture sont réalisés en papier japonais naturel et recouverts en tapisserie brodée ou de peintures traditionnelles. Il existe différents modèles et pour tous les budgets. Ces carnets peuvent être achetés dans tous les temples mais de toute évidence, il est recommandé de l’acheter au premier temple.



Comment est organisé le pèlerinage des 88 temples de Shikoku?

Le Bouddhisme ésotérique japonais reconnait 4 étapes importantes durant la vie de tout pratiquant et au-delà, par la réincarnation. Le pèlerinage est donc décomposé en 4 parties qui correspondent chacune à une de ces 4 étapes.


Ces étapes sont:

  • Le Dojo de l’éveil (Hosshin no Dojo), temples de 1 à 23

  • L’austérité et la discipline (Shugyo), temples de 24 à 39

  • Le chemin vers l’illumination (Bodai), temples de 40 à 65

  • Le nirvana (Nehan), temples de 66 à 88



Par coïncidence géographique, l’île de Shikoku compte 4 préfectures (Tokushima, Kochi, Ehime et Kagawa).

Le nom même de Shikoku signifie “4 Provinces” et se réfère à l’histoire du pays lorsqu’il n’était pas encore divisé en préfectures mais en provinces. On parlait alors des provinces de Awa, Tosa, Iyo et Sanuki. Ces provinces ont été renommées en préfectures durant l’ère Meiji.


L’association était donc évidente, chaque préfecture correspond à une des étapes du Bouddhisme ésotérique. Les temples sont répartis en conséquence et c’est la raison principale pour laquelle il faut traditionnellement effectuer le parcours dans l’ordre prévu (Jun-uchi en japonais), c’est à dire de 1 à 88.

Pour des raisons essentiellement superstitieuses, quelques Japonais effectuent le trajet dans l’autre sens (Gyaku-uchi), prétendant que ça porte bonheur. Chacun y verra son intérêt et effectuera ses visites comme il le souhaite mais nous recommandons fortement de l’effectuer dans le sens conventionnel. Les chemins sont d’ailleurs balisés uniquement dans le sens croissant. De nombreux petits panneaux indiquent par un logo le sens de la marche et les distances entre les temples.


Enfin, chaque temple est aussi associé à une divinité de panthéon bouddhique. Selon leurs croyances ou leur appartenance familiale, certains pèlerins se rendent dès lors prioritairement dans les temples qui représentent la ou les divinités auxquelles leurs familles sont attachées.


Par cette logique géographique et se découpage spirituel, il n’est pas rare de parcourir les chemins du Henro en 4 voyages distincts, visitant ainsi tous les temples de chaque préfecture.

La répartition des temples n’est pas égale. Certaines préfectures disposent de plus de temples et les distances sont ainsi plus courtes. Par exemple, la préfecture de Tokushima compte de nombreux temples situés dans des villes ou centres urbains. Il est donc plus facile de les relier à pieds. A l’inverse, la préfecture de Kochi présente un contexte plus montagneux et sauvage.



Les temples sont répartis dans les campagnes et forêts. Les distances journalières sont longues et le logement parfois difficile.

Il faut prévoir de passer quelques nuits à l’extérieur. Certains temples permettent de loger dans des abris rudimentaires aux entrées. Mais ne vous attendez pas à y trouver pour autant du confort ou des commodités.

Afin de vous repérer, voici la liste des temples par préfecture avec le nom des villes et les distances entre chaque temple.



Préfecture de Tokushima (Temples de 1 à 23)


Préfecture de Kochi (Temple de 24 à 39)


Préfecture de Ehime (Temples de 40 à 65)


Préfecture de Kagawa (Temples de 66 à 88)


Quelle est la meilleure période pour effectuer le pèlerinage Henro?

Bien que ce pèlerinage peut être effectué toute l’année sans aucune restriction, nous recommandons fortement d’éviter les mois de juillet et août. Les fortes chaleurs estivales au Japon rendent les déplacements extrêmement pénibles. L’hiver est également une période difficile car il peut faire très froid selon les années. Et, comme indiqué plus haut, il faut parfois prévoir de passer la nuit dehors. Aussi, le printemps nous semble être la meilleure période. D’autant plus pour la photographie, si vous vous y rendez en avril, vous pourrez admirer les cerisiers en fleurs dans de nombreux temples pendant quelques jours. Ce qui ajoute un grand intérêt à votre visite.



Pour ma part, j’ai toujours préféré la saison des pluies du mois de juin. La chaleur est déjà importante mais les lumières sont exceptionnelles.

La végétation des temples et des forêts est verdoyante. Les érables Momiji ou les mousses offrent des contrastes et des dégradés de verts presqu’artificiels tant ils sont parfaits.

Malheureusement, il faut composer avec des pluies parfois très intenses et pour plusieurs heures. Il est donc pénible voire impossible de marcher toute la journée dans ces conditions.



Les plus beaux temples à photographier sur les chemins Henro

Voici la liste des plus beaux temples que nous recommandons pour la photographie et dans lesquels vous trouverez de nombreux sujets.


Préfecture de Tokushima:

  • 03 Konsenji

  • 06 Anrakuji

  • 07 Jurakuji

  • 09 Horinji

  • 10 Kirihataji

  • 12 Shozanji

  • 18 Onzanji

  • 20 Kakurinji


Préfecture de Kochi:

  • 31 Chikurinji

  • 38 Kongofukuji


Préfecture de Ehime:

  • 40 Kanjizaiji

  • 45 Iwayaji

  • 51 Ishiteji


Préfecture de Kagawa:

  • 66 Unpenji

  • 71 Iyadaniji

  • 75 Zentsuji

  • 77 Doryuji

  • 85 Yakuriji

  • 88 Okuboji


Cette liste est évidemment une sélection personnelle basée sur notre inspiration et sur l’intérêt qu’offraient les jardins et les bâtiments de ces temples lors de nos visites. A chacun de se faire sa propre idée selon la période à laquelle il s’y rendra. Tous les temples ont leurs particularités. Nous recommandons de les visiter avec le même état d’esprit positif.


Préparation physique et intendance

Dernier conseil: si vous envisager de vous lancer dans l’aventure Henro à pieds, même dans une seule préfecture, il faut être bien préparé physiquement.


A l’exception des villes, vous ne trouverez aucune assistance médicale rapide si vous deviez en avoir besoin. Il est prudent d’emporter le matériel nécessaire pour répondre aux premières urgences éventuelles.


Comme partout au Japon, vous trouverez en chemin de nombreux petits magasins (Seven Eleven, Lawson, Family Mart ou autres) où vous pourrez achetez de la nourriture et d’autres biens utiles (nécessaires de toilette, piles, câbles pour charger votre smartphone, prises électriques,…). Et vous pourrez même être invités à loger chez l’habitant qui vous offrira alors le gîte et le couvert. Une expérience très enrichissante et bien souvent cocasse car la barrière de la langue est difficile à surmonter. Néanmoins, les familles qui vous offrent l’hospitalité sont en général très ouvertes d’esprit. C’est l’occasion de se faire une bonne idée de ce qu’est réellement la vie quotidienne dans les campagnes japonaises à l'écart du tourisme de masse.


Quoiqu’il en soit, marcher sur les chemins de ce pèlerinage est une expérience unique, personnelle et enrichissante, quelque soit la raison qui vous motivera. Que vous l’envisagiez dans sa totalité ou en étapes réparties sur plusieurs années, vous en conserverez un souvenir unique, intense et à la hauteur de l’effort fourni. Bonne visite!

Article associé:

Le Jardin de Ritsurin à Takamatsu, Shikoku.


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